DE LA RÉSOLUTION À L’ACTION: S’IL SUFFISAIT D’UNE ÉTINCELLE…

Je ne suis pas fan de Johnny. Je n’y suis pas insensible non plus. Comme tout le monde ou presque, j’ai assisté tous ces derniers jours aux hommages en tout genre à ce chanteur mythique de son vivant. Sans émotion particulière, ni indifférence toutefois. Hier soir, j’ai regardé le film « Jean-Philippe », évoquant un monde parallèle dans lequel Jean-Philippe Smet ne serait jamais devenu Johnny Hallyday.

Sont alors remontées mes bonnes résolutions d’il y a 10 ans, lors de mon premier visionnage de cette comédie : « tu n’es pas fan de Johnny, certes, mais c’est une légende de la chanson française, une bête de scène, tu dois avoir assisté au moins une fois à l’un de ses concerts pour voir le phénomène, comprendre ce qui fait vibrer tant de millions de personne depuis des décennies. Allez, promis, à la première occasion, tu iras ! ».

Des occasions, il s’en est présenté. La dernière, en 2016 : la tournée de Johnny est passée par ma ville, Pamiers, en Ariège (un signe: imaginez, Johnny au fin fond de la campagne française!). En plein été, pendant mes congés. Je n’y suis pas allé. « Un peu cher quand même, et puis s’il ne fait pas beau, en extérieur… Et si c’est pas si bien que ce qu’on dit, maintenant qu’il a passé les 70 ans… Bon, nous verrons bien au dernier moment, s’il y a des places sur Leboncoin… ». Je n’y suis jamais allé.

Ce soir, le film Jean-Philippe est terminé. J’ai envie d’aller assister à l’un de ses concerts. J’en crève d’envie. Comme il y a 10 ans. Plus encore, même: je me dis que je ne peux pas rater ça, que je veux pouvoir le raconter à mes enfants, comme tant de français le font depuis une semaine.

Mais je ne le ferai jamais : trop tard. Il n’y aura pas de rappel, pas de dernière séance. Aujourd’hui, j’ai des regrets. Je n’en veux plus.

« Quand l’action ne suit pas immédiatement la résolution, la volonté se lasse, et les petites raisons et mauvaises habitudes reprennent leur empire. » Eugène Marbeau

Je ne veux plus revivre cette sensation. Cette expérience me ramène à toutes mes résolutions jamais tenues, mes volontés pas suffisamment vivaces pour se concrétiser, mes fausses excuses.

C’est décidé : dorénavant, je m’appliquerai ce que je dis en clôture de chaque séminaire: « vous vous êtes fixé des objectifs, à vous de passer à l’action ! »

Et vous ?  Suite à votre prochaine formation, à votre prochaine lecture, ou à l’approche du 1er janvier, quelles seront vos priorités ? Vos objectifs ? Que ferez-vous pour ne pas les laisser au stade de bonnes résolutions ? Comment leur accorderez-vous l’importance justifiant de transformer l’intention en action?

Un article signé Nicolas Martinez, Consultant formateur DMM France.