Burn-out. Bore-out. Brown-out.
Les fameux « 3 B » ont un point commun : ils racontent tous, à leur manière, un monde du travail qui cherche parfois son souffle.
Et à l’approche du 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, la question n’est peut-être pas seulement : « Que va-t-on organiser pour cette journée ? »
Mais plutôt : « Quels réflexes voulons-nous installer durablement dans l’entreprise ? »
📌 L'essentiel à retenir
- Burn-out, bore-out et brown-out sont trois réalités différentes : surcharge, ennui et perte de sens.
- La santé mentale au travail dépasse la gestion du stress : elle touche aussi à la charge, l’autonomie, le collectif et le sens.
- Le manager n’a pas à être psychologue, mais il doit savoir repérer les signaux, ouvrir le dialogue et agir avant que la situation ne se dégrade.
- Le 10 octobre peut être un point de départ, mais la prévention doit s’inscrire dans la durée avec des réflexes et des pratiques concrètes.
Burn-out, bore-out, brown-out : trois signaux à ne pas confondre
Le burn-out, c’est la surchauffe : une charge ou un engagement qui finit par épuiser.
Le bore-out, c’est presque l’inverse : l’ennui, la sous-charge, le sentiment de ne plus être utile.
Et le brown-out, c’est la perte de sens : continuer à travailler, mais ne plus comprendre pourquoi.
Trois situations différentes qui rappellent une chose essentielle : la santé mentale au travail ne se résume pas à gérer le stress.
Elle touche aussi à la charge de travail, à l’autonomie, au sentiment de compétence, au collectif et au sens donné au quotidien.
Le manager n’a pas besoin d’être psychologue
En revanche, il doit pouvoir repérer certains signaux et surtout… ouvrir la discussion.
Quelques questions simples peuvent déjà changer la donne :
Comment va vraiment l’équipe, au-delà des résultats ?
Qu’est-ce qui bloque aujourd’hui pour bien faire son travail ?
Certaines tâches semblent-elles inutiles ou déconnectées du sens attendu ?
Comment puis-je aider, ici et maintenant ?
Prévenir les risques psychosociaux ne consiste donc pas uniquement à proposer quelques actions QVCT ponctuelles.
Il s’agit aussi de donner aux managers et aux collaborateurs des repères concrets pour parler du travail, de la charge, du sens et des difficultés avant que la situation ne se dégrade.
Et si vous profitiez du 10 octobre pour ouvrir la conversation ?
La santé mentale ne repose pas sur une séance de yoga entre midi et deux ou une injonction supplémentaire au bien-être.
Elle se construit aussi dans un cadre de travail sain, cohérent et dans lequel il est possible de dire : « Là, ça devient compliqué. »
Chez Groupe DMM, nous avons conçu et animé des webinaires dédiés à la santé mentale au travail, pour sensibiliser les équipes et donner aux managers des clés directement applicables.
Vous préparez vos actions RH, QVCT ou de sensibilisation pour octobre ?
Parce que le meilleur moment pour parler de santé mentale au travail, c’est avant que les batteries soient à plat.