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7 réflexes pour prendre soin de soi et de ses équipes

Les réunions s’enchaînent, les notifications ne s’arrêtent jamais et les urgences de dernière minute bousculent les journées. On répond quand même à un dernier mail, on saute une pause, on accepte une réunion de plus. Jusqu’au moment où la fatigue, le stress ou la perte de motivation s’installent.

La santé mentale au travail repose sur des réflexes simples que chacun peut adopter, mais aussi sur des pratiques managériales qui limitent la pression à la source. Voici 7 réflexes concrets, pour les collaborateurs comme pour les managers.

📌 L'essentiel à retenir
  • Les pauses et les plages sans notifications sont productives : elles réduisent la fatigue mentale et protègent l’attention.
  • Clarifier les urgences et poser des limites rend la charge de travail visible et ouvre un arbitrage.
  • Repérer les signaux faibles (fatigue, irritabilité, troubles du sommeil) permet d’agir avant d’atteindre ses limites.
  • La santé mentale est un enjeu collectif qui passe par l’organisation du travail et la formation des managers.

1. Considérer les pauses comme un investissement

Deux heures devant l’écran, la même phrase relue trois fois : le cerveau réclame une coupure.

Le bon réflexe : s’accorder de vraies micro-pauses.

  • Se lever et marcher quelques minutes après une période de concentration.
  • Prendre son café sans consulter ses mails.
  • S’éloigner régulièrement de l’écran, même brièvement.

Les pauses réduisent la fatigue mentale et redonnent de la disponibilité cognitive.

2. Faire la chasse aux fausses urgences

« Tu peux me faire ça rapidement ? » Une demande anodine peut transformer une journée organisée en course contre la montre.

Le bon réflexe : distinguer l’urgent de l’important en posant une question simple : « Pour quand en as-tu réellement besoin ? » Une demande présentée comme urgente peut souvent attendre le lendemain.

Côté manager, clarifier les priorités et les délais réduit la pression inutile sur les équipes.

3. Oser poser des limites professionnelles

Dire oui à tout donne l’image d’un collaborateur engagé. Mais à quel prix ?

Le bon réflexe : remplacer le « oui » automatique par une réponse constructive : « Je peux m’en occuper, mais cela implique de décaler une autre priorité. Laquelle souhaites-tu privilégier ? »

Cette formulation rend la charge de travail visible et invite à l’arbitrage. Poser une limite n’est pas un manque d’implication, c’est préserver la qualité de son travail.

4. Remplacer le « Ça va ? » automatique par une vraie question

« Ça va ? – Oui, et toi ? » Ces échanges rituels ne disent presque rien de l’état réel de nos collègues.

Le bon réflexe : poser une question ouverte.

  • « Comment vis-tu ta charge de travail en ce moment ? »
  • « Qu’est-ce qui te prend le plus d’énergie actuellement ? »
  • « De quoi aurais-tu besoin pour travailler plus sereinement ? »

Pour les managers, l’essentiel est ensuite d’écouter sans jugement et d’agir lorsqu’une difficulté est identifiée.

5. Couper les notifications pour retrouver son attention

Un message Teams, un mail, une notification, puis un autre message. Difficile de rester concentré !

Le bon réflexe : instaurer des plages sans sollicitations, quand l’activité le permet.

  • Bloquer 30 à 45 minutes pour une tâche exigeante.
  • Désactiver temporairement les notifications non essentielles.
  • Définir collectivement le canal à utiliser en cas de vraie urgence.

L’objectif n’est pas de devenir injoignable, mais de reprendre la maîtrise de son attention.

6. Repérer les signaux avant d’atteindre ses limites

Irritabilité inhabituelle, fatigue persistante, difficultés de concentration, troubles du sommeil, sentiment d’être débordé : ces signaux méritent d’être pris au sérieux.

Le bon réflexe : faire son baromètre en fin de semaine, en trois questions :

  • Qu’est-ce qui m’a donné de l’énergie ?
  • Qu’est-ce qui m’en a pris ?
  • Quel ajustement concret puis-je mettre en place la semaine prochaine ?

Lorsque les difficultés persistent, il est important de ne pas rester seul et de solliciter un professionnel de santé ou les dispositifs d’accompagnement de l’entreprise.

7. Faire de la santé mentale un sujet collectif

Les pauses, la gestion du stress au travail ou la capacité à poser des limites sont précieuses. Mais elles ne suffisent pas si l’organisation entretient une surcharge permanente, des injonctions contradictoires ou un climat dégradé.

Le bon réflexe côté entreprise : intégrer la santé mentale dans les pratiques managériales :

  • des objectifs réalistes et des priorités claires ;
  • des espaces de dialogue sur le travail réel ;
  • une vigilance face aux signaux faibles des risques psychosociaux ;
  • des managers formés à écouter, réguler la charge et orienter leurs collaborateurs.

Prendre soin de la santé mentale, ce n’est pas seulement apprendre à résister à la pression. C’est aussi agir sur ce qui la génère.

Passer des bonnes intentions aux bonnes pratiques

Chez Groupe DMM, nous sommes convaincus que la performance durable passe par l’attention portée à l’humain. Depuis plus de 30 ans, nous accompagnons les entreprises dans le développement des compétences comportementales et managériales.

Pour aider collaborateurs et managers à agir concrètement :

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